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Question : Au départ, Jacqueline et Sylvie ont pensé à la VAE parce qu'elles craignaient de perdre leur emploi, c'est bien ça?

Marie CABANES : Oui, c'est tout à fait cela. L'établissement où elles travaillent depuis plusieurs années était alors en pleine restructuration. Peu qualifiées, Jacqueline et Sylvie avaient retenu les exigences de la nouvelle Direction et des autorités de contrôle en matière de diplômes, dont notamment la nécessité de confier la surveillance de nuit à des aides soignantes.

Question : Qu'avez-vous fait alors?

Marie CABANES : D'abord, j'ai reçu Jacqueline et Sylvie ensemble début juin dernier pour leur expliquer "comment marche la VAE" et identifier, avec elles, les possibilités d'accès au diplôme d'Aide Soignante. Ensuite, et en accord naturellement avec elles, je suis allée rencontrer fin juin la direction de la Maison de retraite. L'entrevue, à laquelle Jacqueline et Sylvie ont participé, a permis de lever leurs craintes quant à la pérennité de leur emploi. Mieux, la direction s'est montrée tout à fait disposée à soutenir leur démarche et j'ai proposé, conformément à notre "offre de service renforcé", d'aider Jacqueline et Sylvie à constituer leur livret 1, dit "livret de recevabilité".

Question : Où en est leur projet de VAE d'aide soignante aujourd'hui?

Marie CABANES : Toutes les deux ont envoyé leur livret 1 et attendent, d'ici peu, l'accord de recevabilité. Grâce au travail que nous avons fait ensemble, elles disposent déjà d'une première approche du Livret 2 qui sera déterminante dans la phase suivante. Elles savent à qui s'adresser pour être accompagnées et connaissent les obligations spécifiques liées à l'obtention du diplôme d'Aide Soignante par VAE (module de formation de 70 heures obligatoires). Le financement reste à finaliser avec la direction de la Maison de retraite et devrait, très certainement, mobiliser leur droit individuel à la formation (DIF).